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Le naturel revient toujours au galop…

Le fenugrec

FenugrecLe fenugrec ou Trigonella foenum graecum (nom scientifique) est une plante herbacée, originaire d’Asie mineure, appartenant à la famille des fabacées, (comme le trèfle).
Les fleurs de fenugrec sont blanchâtres et le pétale qui recouvre le reste de la corolle a une forme triangulaire. La plante a une odeur forte et tenace de foin fraîchement coupé. Les fruits sont des gousses renfermant des graines très dures. Le nom latin ‘’Trigonella’’ fait référence à la forme prismatique de ces graines.
Le fenugrec est une plante très riche. Elle contient : des protéines, des lipides , des glucides, des sels minéraux : phosphore (à l’origine de ses propriétés stimulantes neuromusculaires), fer, soufre, acide nicotinique, magnésium, et calcium.

Histoire

Dès le VIIe siècle avant notre ère, on a commencé à le cultiver au Moyen-Orient. Il fut également introduit en Inde et en Chine où il fut rapidement intégré à la pharmacopée ayurvédique (Inde) et à la Médecine traditionnelle chinoise.

Applications

La plante est reconnu comme ayant des effets : tonifiant, stimulant du pancréas, de la digestion, apéritif, favorise la prise de poids et sur l’action antidiabète des graines de fenugrec, notamment en raison de sa haute teneur en fibres (50 %) et en saponines.
Le Fenugrec peut donc être utilisé pour améliorer l’appétence d’un aliment, pour favoriser la digestion, remettre en forme, augmenter la masse musculaire et permettre une prise de poids rapide pour les chevaux en manque d’état ou d’appétit. En plus de ses propriétés apéritives (ouvrir l’appétit), digestives et tonifiantes, on attribue au fenugrec le pouvoir de combattre les infections et inflammations des voies respiratoires, les douleurs rhumatismales, de faciliter l’accouchement et la lactation…

La Luzerne

La Luzerne

Description

La luzerne cultivée (Medicago sativa L.) fait partie de la famille des fabacées, appelées aussi légumineuses. Riche en protéines (jusqu’à 55%), elle est présente et cultivée dans les zones tempérées de tous les continents. La luzerne est une plante herbacée vivace pouvant atteindre 70 cm de hauteur. Les feuilles sont composées de trois folioles oblongues caractéristiques et les fleurs sont violettes et regroupées en grappe.
La luzerne est principalement cultivée pour produire du fourrage sous forme par exemple de pâture, de foin ou encore déshydraté en bouchons.

Histoire

Le nom de la luzerne vient du mot latin lucerna, lampe, qui rappelle le caractère brillant de ses graines.
Cette plante est apparue il y a plus de 9000 ans en Asie puis s’est très vite diffusée en Grèce et en Italie. Parce qu’elle est un fourrage facile à cultiver et à stocker, elle fut rapidement implantée en Afrique et jusqu’en Espagne. L’introduction de la luzerne dans l’alimentation du bétail a favorisé le développement de l’élevage en permettant un apport protéique non négligeable même en plein hiver. D’ailleurs, si la luzerne est appellée alfalfa en espagnol et en anglais, c’est qu’elle est désignée par la première lettre de l’alphabet grec (alpha) qui la qualifie donc de premier fourrage.

Applications

Si la luzerne est depuis longtemps considérée comme un fourrage de grande qualité pour le bétail, elle est aussi utilisée en alimentation humaine sous forme de graines germées par exemple. C’est un aliment riche en protéines et en vitamines, idéal pour les régimes végétariens.
Chez le cheval, la luzerne permet d’équilibrer la ration pour garantir de bonnes performances.

La luzerne déshydratée convient très bien aux chevaux pour équilibrer leur alimentation et garantir leurs performances physiques. La luzerne est en effet riche en vitamines et acides aminés qui apportent les éléments essentiels à la construction musculaire et au bon fonctionnement de l’organisme. La luzerne contient également naturellement de la vitamine E, antioxydant bien connu qui soutient l’organisme en cas de stress oxydatif.

C’est une matière première qui peut être utilisée à tout moment de la vie de votre cheval : croissance, développement musculaire, reproduction, remise en état…

Le raisin et ses antioxydants naturels

Description

La vigne cultivée, ou Vitis vinifera, produit des baies de couleur blanche ou rouge et de petite taille regroupées en grappe : le raisin. La fermentation de son jus permet de produire le vin, principale utilisation du raisin. Mais on consomme également le raisin frais ou sec, le jus de raisin ou encore l’huile de pépins de raisin.

La vigne couvre près de 8 millions d’hectares de terres agricoles et le raisin est le deuxième fruit le plus cultivé dans le monde après les agrumes.

Histoire

La vigne est apparue en Orient dès 7000 ans avant JC. Elle s’est ensuite étendue vers l’est puis l’ouest, grâce à l’ouverture des différentes routes commerciales. Ce sont les peuples antiques d’Asie occidentale (Sumériens, Egyptiens, Hébreux, Phéniciens puis Grecs et Romains) qui ont permis son implantation forte sur les côtes méditerranéennes.

En 2008, la production mondiale de raisin, toute utilisation confondue, était dominée par la production italienne, la France tenant le 5ème rang mondial. Environ 80% de cette production servent à l’élaboration de vin et seuls 13% sont réservés au raisin de table.

Outre la production de vin, de nombreuses propriétés des grains de raisin ont été découvertes. Leur pouvoir antioxydant a particulièrement été étudié en raison de ses nombreuses applications chez toutes les espèces animales.

Applications

Lors d’un effort physique ou en cas de stress, les cellules de l’organisme produisent des molécules, appelées radicaux libres, qui rentrent notamment dans la chaîne de production d’énergie. Cependant, lorsqu’ils sont présents en trop grande quantité, les radicaux libres peuvent avoir des conséquences néfastes sur les performances du cheval (reproduction, physiologie, immunité).

Les antioxydants permettent de lutter contre la surproduction de radicaux libres. Ils sont apportés principalement par l’alimentation sous différentes formes (vitamines, oligoéléments…). L’efficacité des antioxydants est optimisée par leur diversité en raison de leur grande complémentarité. La ration proposée aux chevaux doit donc contenir différentes sources d’antioxydants.

Le raisin est l’une de ces sources puisqu’il contient des antioxydants naturels : les polyphénols. L’utilisation d’extraits de raisin dans la ration est donc intéressante chez le cheval au travail pour rétablir l’équilibre oxydatif lors d’efforts physiques intenses. Le raisin va également permettre de soutenir les performances des reproducteurs lors de la mise à la reproduction, du poulinage ou pendant la gestation. Enfin, l’apport d’antioxydants issus du raisin peut agir en prévention de certaines pathologies telles que l’arthrose, la myopathie ou encore les hémorragies pulmonaires.

L’ortie

L’ortie pour votre cheval

Description

Les orties appartiennent à la famille des urticacées qui regroupe une trentaine d’espèces de plantes herbacées à feuilles velues. L’ortie est originaire d’Eurasie. Elle est aujourd’hui répandue dans les zones tempérées sur tous les continents.On la retrouve surtout dans les milieux habités, les lieux ouverts, les fossés et en bordure des chemins. On en trouve 7 espèces en Europe dont 4 en France.

La grande ortie, ortie commune ou ortie dioïque, urtica dioica (du grec « di », deux fois, et « oika », maison : pour évoquer le fait que les fleurs mâles et femelles se trouvent sur des pieds différents, contrairement à d’autres espèces d’orties hermaphrodites), appartient à l’ordre des Urticales, famille des Urticacées, genre Urtica L. (Ortie vraie), qui vient du verbe latin « urere » signifiant brûler.

La grande ortie est une plante herbacée vivace par sa souche vigoureuse, à longue durée de vie. Ses tiges annuelles peuvent atteindre un mètre de hauteur, voire plus.

Histoire

C’est un légume préhistorique consommé de tout temps, surtout pendant les disettes et encore apprécié en Europe septentrionale et orientale. Au Ier siècle, Dioscoride signalait déjà les propriétés hémostatiques qui seront constamment mises à profit par les médecins et la pratique populaire, jusqu’à nos jours. Au Moyen Âge, on attribuait à l’ortie toutes les vertus. Les meilleurs phytothérapeutes contemporains l’ont remise à l’honneur.

Applications

Aujourd’hui les bienfaits de l’ortie sont nombreux et reconnus de tous : fortifiant général, reminéralisant, tonique sanguin, anti-anémique, anti-inflammatoire, entre autres. Ces propriétés sont conférées à l’ortie par sa richesse en protéines, minéraux et vitamines. …

L’ortie contient 18 acides aminés essentiels sur les 20 qui sont nécessaires à l’organisme. La digestibilité protéique de l’ortie peut atteindre 97%. On y retrouve les vitamines C et E ainsi que D, K et celles du groupe B mais en plus petites quantités. Les minéraux (Ca, Fe, Mg, Zn, Na, I, Mg, entre autres) confèrent à l’ortie un pouvoir détoxifiant et reminéralisant.

Des études chez les chevaux, montrent que l’inclusion de granulés d’ortie dans l’alimentation (à 5%) agit de manière favorable sur la condition physique, le dévéloppement musculaire, et le poil luisant, etc.

L’utilisation d’ortie comme complément alimentaire est intéressante chez le cheval au travail, à l’entrainement ou en compétition pour son effet tonique et pour le soutien aux structures osteoarticulaires et musculaires. Chez les poulains en croissance, l’ortie intervient dans la minéralisation du squelette en prévenant d’ éventuels troubles. L’ortie peut être aussi utilisée en prévention des maladies  immunitaires grâce à son contenu en vitamines.

 

 

L’artichaut

Description :

L’artichaut est une herbe vivace. La première année elle forme des feuilles en rosettes, grandes  et non épineuses. Les feuilles sont des gros capitules violets-vert  de 10 à 15 cm de diamètre. La deuxièmes année  la tige  s’élève à 1.5m d’hauteur et elle est surmonté  d’une inflorescence constitué d’un gros capitule à réceptacle charnu entouré de nombreuses bractées  aussi charnues.  Le réceptacle et la base  des bractées constituent la partie comestible de ce légume.

Histoire :

L’artichaut serait originaire d’Afrique du Nord, d’Égypte ou d’Éthiopie. Il a été considéré comme aphrodisiaque dès l’antiquité par les égyptiens, grecs et romains. Il a été cultivé par les arabes. En Europe, elle apparait comme légume  au Moyen Age. Il tirerait son nom d’une jeune fille séduite par Zeus, puis transformée par lui en artichaut.

En France, on trouve ses premiers traces en 1532 à Avignon. Son introduction en France est liée à Catherine de Médicis, qui en apporta lorsqu’elle épousa Henri II.

L’artichaut  a été utilisé dans prévention des maladies  du foie, troubles de la digestion  et diurétique. Le feuille d’artichaut  est  un remède très anciennement connu, présenté originnellement comme cholérétique.

 

Propriétés :

  • Effet cholérétique ou cholagogue: stimulation de la  sécrétion de la bile.
  • Effet antioxydant : retard de l’oxydation des lipoprotéines de basses densité LDL (mauvais cholestérol).
  • Effet hépatoprotecteur : protection des hépatocytes contre les toxines (tétrachlorure de carbone par exemple), prévention de l’hépatite et stimulation de la  régénération hépatique.
  • Effet hypocholesterolémiant : diminution du cholestérol sanguin (naringine, hétéroside flavonique).
  • Effet diurétique: élimination des liquides dans l’organisme.